… j’y vais mais j’ai peur !

coeurJ’ai beau le savoir, j’ai beau en rire, j’ai beau essayer de le cacher.
Je suis ridicule.
Je m’emballe je m’enflamme, je fonce, je cours.
Je suis ridicule.
J’oublie le passé, retrouve l’enthousiasme des débutantes.
Je suis ridicule.

J’affiche un sourire de Joker. J’ai mal aux joues, je tétanise. Je trouve tout beau, de la moquette ringarde du taff en passant par le dernier power point du big boss. Il fait beau là non ? Quoi ? il pleut ? Oui mais c’est beau la pluie non ?
Je glousse à chaque répartie minable. Je positive pendant les réunions quand les autres s’enfoncent des cures dents sous les ongles. Puis j’assume crânement les regards assassins.
Je suis ridicule.

Je suis d’attaque pour animer vos soirées. Vous êtes en manque de chaleur ? Appelez-moi, ce serait un honneur de vous irradier. Mon compteur Geiger crépite à chaque pas. J’ai envie de danser, de serrer mes amis dans mes bras (oui on peut être heureuse et sélective…). Candy a pris de l’acide. Le pays des Bisounours me tend les bras. Je me ferais bien une redif de Madame est servie. Priscilla Ahn Dream en boucle dans l’ipod.
Je suis ridicule.

J’ai mis une tarte à la petite voix de la raison qui résonne dans ma tête. Cette trouble fête qui m’incite à la prudence, qui régule mes élans. J’ai dit ta gueule, ferme la, jalouse. Tu recolleras les morceaux après. T’es là pour çà, c’est pour ça que je te paye ! J’ai fermé mes tympans aux commentaires ennemis. Je filtre les conseils amicaux, ne garde que les bonnes ondes. Je suis un filtre à Chi à moi toute seule. Y’a courants d’air dans mes chakras.

Le bonheur ça se porte haut. J’en ai chié. C’est moche mais c’est dit. Je sais qu’il faut en profiter quand on est sur le haut de la vague, on en redescend forcement, et tellement vite parfois. Je sais bien au fond, tout au fond, que tout n’est pas rose, au contraire, que je vais souffrir, que ça va faire mal, que tout n’ira pas selon des désirs. Je sais tout cela. Comme on dit, j’ai quelques kilomètres au compteur. Ces heures de vol là m’aideront je le sais, à retrouver mon chemin si je m’égare.

Mais il sera bien assez tôt à ce moment là pour y penser. Mais le bonheur ce matin, je l’avale tout cru, il m’explose en bouche.
C’est du caviar, du Nutella, du Mojito.
C’est un raz de marée qui frappe ma colonne vertébrale.
Mais là tout de suite, je le savoure ce bonheur tout neuf.
J’ai décidé d’y croire.
On efface tout, on recommence. Je me sens naïve, fragile, émotive.
Je sens que je bascule là maintenant, même si ça couvait depuis plusieurs mois déjà.
J’ai décidé de lâcher prise. Enfin je n’ai plus vraiment le choix.
I’m in love.

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2 réflexions au sujet de « … j’y vais mais j’ai peur ! »

  1. Je peux te dire que je trouve ton texte formidable ? 🙂
    C’est bien d’agir comme ça. C’est très vrai, c’est très pur.
    Ca me plait.

  2. merci !! pas facile de planer sans avoir l’air quiche… oh et puis en même temps, c’est bon les quiches 😉

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