… mens moi !

Si tu m’aimes mens-moi !
Mens-moi, par omission s’il le faut. Je ne suis pas jalouse. Un poil possessive peut-être ? C’est pas ma faute je ne prête pas mes jouets. Enfin je veux dire on ne chasse pas sur mes terres ! Enfin je veux dire je ne partage pas les attentions de mon homme quoi ! Enfin je sais me tenir ! Je ne rejoue pas l’inquisition, ne te renifle pas sous toutes les coutures (sauf si c’est demandé gentiment) et ne fonce pas sur ton portable à chaque fois que tu pars aux toilettes. Je ne flique pas tes SMS, ne craque pas ton mot de passe de messagerie et n’ai pas installé de keylogger sur ton PC.

Admettons que j’y ai peut être déjà pensé, comme ça en coup de vent, trois fois rien. Je me suis contentée au final de hausser un sourcil à la mention d’une bombasse ou deux. Je ne demande d’ailleurs qu’une chose : Mens-moi. Oublies de me parler de ta sublime nouvelle collaboratrice. Oublie de me dire qu’elle est célibataire. Dis-moi qu’elle est banale, d’ailleurs tu l’as à peine remarquée.

Mens sur commande, mens à ma demande.
« Chéri tu m’aimes ? » Mens-moi !
« Chéri je suis belle ? » Mens-moi !
Mens-moi, Mens-moi ! Rassure-moi. Soyons honnête (je sais c’est paradoxal), c’est tout ton intérêt de me mentir. Je vais virer casse-couilles si tu ne le fais pas. Ce ne sera peut être même pas un mensonge. Mais ça je ne veux pas le savoir. Si tu es là, si tu dis oui, c’est qu’au fond on n’est pas si mal.

Si t’es heureux, si moi aussi, pourquoi nous cracher la vérité au visage ? Et si je suis plutôt confiante, pas le genre à me ronger de l’intérieur à la moindre allusion, je suis aussi lucide. La fidélité à tout prix, le pays des Bisounours je n’y crois plus depuis longtemps. Mais savoir pour la beauté du geste m’apportera quoi ? Si tu as fauté, si tu m’as trompée, si tu es là malgré cela, c’est que tu as choisi. C’est que sans le savoir j’ai gagné une bataille. Serais-je plus heureuse si je le savais ? Je ne crois pas. A vrai dire je sais même que cela serait pire ! J’aurai peur de nouveau, je serai méfiante, aigrie, en colère. Je passerais en boucle dans ma tête le film de tes exploits. Alors que là, tu es charmant. Le poids de la culpabilité peut-être ?

Si un jour, en pleine crise existentielle ou par jeu (ahhhh méfie toi du jeu !) je te le demande, comme ça sans ambages “Chéri, dis, tu m’as déjà trompée, dis ?”…. mens-moi. Je douterais peut être, je sourirais sûrement. Mais rassure -toi, tu peux compter sur moi. Car si tu me le demandes, sois sûr que je te rendrai la pareil. Je te mentirai. Ou pas. Après tout qui sait ?

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