… Facebook. Et moi! Et moi! Et moi ! de Nina Testut

51ITBJw%2BLmL__SL500_AA240_J’aime pas Facebook. Je ne l’aime pas mais je ne peux pas vivre sans. Je ne l’aime pas mais j’y passe des heures, je me prends au jeu, je me laisse prendre dans la toile tentaculaire de ses applications et de mes défauts.Voici un raccourci facile pour résumer le l’essai de Nina Testut, entre documentaire et fiction, entre réflexion sociologique et tranches de vie d’une galerie de portraits bien sentis, de gens comme vous, comme moi affrontant l’univers impitoyable de Facebook.

Diane employée d’une world company, Paul & Emma sa target à frange et leur idylle made in Facebook, Alba la star (elle y travaille en tout cas), Marie qui quitte FB quand elle veut. Oui, mais là finalement elle veut pas…
Tous vont et viennent, s’approprient FB, et tour à tour l’aiment, le renient, y succombent, dans une relation de dépendance 2.0 dont le noyau du succès tient justement à ce contact permanent avec les autres, cette mise en relation qui trompe l’isolement.

Choisir sa photo, peopoliser ses statuts, passer des heures à jouer à chat-bite, collectionner les amis, mélanger les contacts bureau, perso, maman et le chien, trouver l’âme sœur, larguer l’âme sœur, se faire connaitre, se faire mousser… Nos choix dans ce microcosme reflètent nos personnalités et nos névroses jusqu’à parfois remplir nos vies, à tout prix, à toute heure.

Entre le Loft et Second life, Facebook accentue nos faiblesses plus que nos forces : « Facebook nous entraine dans nos travers : on est joueur, on est voyeur, on est mesquin, intelligent ou crétin, on est impudique, narcissique, poète ou sarcastique, mais on l’était avant, Facebook ne nous a pas fait ».

On multiplie les amis, on fait des paris avec les copains pour être celui qui en a le plus, on les espère on les karchérise, on les choisit sur casting, et on les oublie. Ce hold-up sémantique du “friend” si bien analysé par l’auteur finit par nous donner la chair de poule et nous faire réaliser la confusion des genres.

Nina Testut décrypte ainsi, tous ces phénomènes de l’intérieur du ventre de la baleine, et met en exergue nos manies, nos vanités, nos errances aussi parfois. Elle pointe nos excès, nos chimères, nos incohérences… avec la sensibilité et l’auto dérision d’une Facebook addcited :
« Est-ce que je vais me Facebook-suicider encore une fois, Est-ce que je vais de nouveau arrêter de fumer ? ».

Un livre pour découvrir Facebook sans se laisser manipuler, un livre aussi pour prendre du recul et se poser des questions sur l’un des phénomènes virtuels les plus envahissants de ces dernières années.

Et en ce qui me concerne, si je devais donner le mot de la fin j’ajouterai simplement : Nina, si je promets de te poker, tu veux bien être mon amie ?!

 

(vu sur Ladiesroom)

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