…Le surfeur approvoisé

(vu sur Ladiesroom)

Pas de surfeur sans cliché. C’est comme ça, c’est vendu en package. Le surfeur est un concept à lui tout seul, une manne inextinguible de fantasmes.

surfeurAlors forcement il doit rentrer dans certaines cases pour remplir son office :
– Le surfeur est grand, beau, musclé. Normal entre 2 bières et 3 pétards il est censé être sportif.
– Le surfeur à un petit coté roots, viril. Normal il connait les secrets du feu et on dit même qu’il fait lui-même griller ses brochettes sur la plage.
– Le surfeur est sexy, tatoué, branchouille dans la catégorie surfeur. Et oui, normal encore une fois, le surfeur à un second métier : piège à fi-filles.

Je dois avouer que mes amies et moi ne dérogeons pas à la règle et bavons consciencieusement sur les spécimens du genre, jusqu’à écouter en boucle un certain Jack Johnson.
(Enfin moi c’est pareil quoi, moi c’est plutôt la philosophie zeno-naturo-sportive qui m’interpelle bien sur. Non point cette débauche de musculature virile et tatouée…grrrrr on se calme )

Enfin ça c’était avant.
C’était avant de rencontrer Sandy.

Sandy remplit toutes les cases, il est blond il sent bon le sable chaud, il est surfeur, il est tatoué. Sandy est un tombeur, il chasse entre deux vagues, le coiffé négligé dans la brise. Il sent le monoï à plein nez. Mais Sandy n’est pas un animal, un corps sans vie dédié aux plaisirs de la chair.
Non. Sandy parle.

Sandy nous raconte à nous pauvres pêcheuses, qu’il n’est pas un surfeur comme les autres : il aime l’hiver. Parce que l’hiver c’est super, parce qu’on peut lire l’hiver. Sandy aime la lecture. Nous aussi alors il se confie. L’hiver dernier, il a fini un livre. Si, si, insiste-t-il, c’était un livre qui fait réflechir. Un livre sur l’estime de soi. Parce que c’est important de temps en temps de s’arrêter pour se poser les questions essentielles. Sandy est sensible.

Naïves prédatrices en herbe, nous avons cru pendant de longues minutes que Sandy avait le sens de l’humour.
Mais non il est juste sensible Sandy.

Pas assez cependant pour noter notre mine déconfite.
Pas assez cependant pour entendre nos petits cœurs se briser dans ce silence qui s’installe. Il vient de détruire un mythe Sandy, aussi surement que ce rire qui monte dans nos gorges. Exit le fantasme de la bête, du lion sur sa planche.
Notre surfeur est un chaton.
Nos ongles manucurés risqueraient de le blesser.
Les fi-filles sont des garces calculatrices et sans coeur finalement. Les fi-filles aiment les hommes, les vrais, ceux qui font un peu peur et elles partirent de ce pas les chasser.

Loin, très loin de Sandy…

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