… une bonne fight et ça repart

(Vu sur LadiesRoom)

Je sais c’est moche. On ne devrait pas s’en vanter. C’est même limite minable.

Et pourtant qu’est ce que c’est bon. Et pas seulement pour la réconciliation sur l’oreiller (quand c’est possible).
Non vraiment, réhabilitons la « petite fight du soir, un mars et ça repart ».

homme battuD’abord parce que ça faisait un moment que ça couvait. Depuis un bon moment. Au moins 2 heures tiens. Depuis la dernière fois ou vous lui avez demandé de fermer la porte / ouvrir la porte / étendre le linge / vider le panier / éteindre son ordi… La liste des bonnes excuses de fight est dieu merci inépuisable ! En bref l’autre a échoué à un examen de passage imaginaire, et il était physiquement impossible de laisser passer l’affront.

Parce que ça ronge. Si si,la colère non extériorisée est un venin puissant. La rancune monte. On rumine, on éructe in petto des commentaires douteux dès que l’autre a le dos tourné.
On a raison, on le sait, alors autant que ça se sache. Et puis les rides se creusent, le ventre se contracte. On en finirait presque par se ruiner la santé.

On n’embrasse plus. On ne cajole plus. On ne parle plus non plus tiens. Plus un mot. Comme ça avec un peu de chance l’autre comprendra à demi mot qu’il/elle a fait LA boulette inexcusable du jour. Et nan on ne boude pas. Nan ce ne serait pas plus facile de cracher notre valda. Après tout ce sont nous les victimes de l’affront. On ne va pas en plus se fendre d’une explication…

Le message subliminal ne passe toujours pas ? Point d’auto flagellation de la partie adverse ? Qu’à cela ne tienne, on passe la vitesse supérieure. De la bouderie outragée, on passe à l’agressivité perfide et maitrisée. Pousser le criminel hors de ses gonds. Il l’a bien mérité. Lui faire payer par nos acidités gastriques, son manque d’à propos, son aveuglement.

Se battre oui, mais se battre avec honneur : pas de larme, pas de cris, pas de heurts, ou jamais en premier. La partie civile n’est jamais hystérique. Selon l’endurance toutefois, et son niveau d’entrainement on peut en profiter pour lui glisser ses 4 vérités. On distille les vacheries en grands professionnels. Les coups bas, oui mais entre gens initiés. Ames sensible s’abstenir.

Attention néanmoins, il faut aussi savoir s’arrêter. Gardez en tête qu’on ne pourra gagner à tous les coups, et que parfois même il faudra savoir renoncer. Savoir repérer dans l’iris de l’autre, le point de non retour, pétage de plomb compréhensif il est vrai devant tant de mauvaise volonté (la notre). Battre en retraite n’est point une honte. La beauté du combat prime sur la finalité.

Une bonne fight et ça repart, on en serait presque soulagé. Le cœur léger, l’amour au bord des lèvres, on repart du bon pied.
Essayer c’est l’adopter… ça marche avec tout, tout le temps. Le talent est de savoir doser…

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