… en route Simone !

24 kg c’est marqué noir sur blanc sur le billet… C’est même marqué « 2 fois un bagage de 24 kg ».
Mais je suis raisonnable je me laisse une marge pour le retour.

valise

Je pars… Ben oui, je pars. Loin. Longtemps… Loin (très), longtemps (presque)… idéales excuses pour emmener ma maison sur mon dos. Plus tard l’excitation du voyage, le pragmatisme doit prendre le dessus. Encore quelques heures avant de débrancher l’unité centrale. Quelques dizaines d’heures encore avant de me laisser aller.

En attendant, je suis une baroudeuse du dimanche, une noob du voyage en sac à dos. Antoine de Maximy reste un OVNI à mes yeux… A lui l’impro, à moi excel… A lui la boue, les lingettes déo, à moi la première classe, et heu… les lingettes déo. Allez hop hop hop… on s’active… Ne rien oublier (on peut toujours rêver), classer, ranger, organiser, penser (ouch)… Anticiper l’imprévisible. Prendre un bikini pour partir skier, un aspi venin pour aller à New York, un K-Way pour un trekking au Soudan…

Faire des listes sans fin, des listes « à acheter », des listes « à ne pas oublier » des listes « à penser », des listes pour se rappeler qu’il faut faire des listes, des post-it pour les retrouver. Et savoir malgré tout que l’essentiel restera bien en évidence sur la console de l’entrée.

Faire des tas, des petits tas, des grands, des tas qui penchent au risque de réduire à néant mes maigres efforts de repassage. Des tas qui iront dans des petits sacs, puis dans des plus gros, juste pour faire hurler les compagnons de voyage. Des sacs thématiques : le sac à bobos, le sac à bonbons, le sac à dessous, le sac à ravalement, le sac à chaussures, le sac à sacs…

Passer à la pharmacie et supporter l’air goguenard de la préparatrice devant notre liste de courses. « Vous partez dans la brousse ? » « heu non en Amérique du Nord pourquoi ? ». Tout ça parce que j’ai demandé si je devais avoir des vaccins à jour et acheté plus de placebos qu’un animateur de colonie de vacances. Ma devise… Scout Toujours. Et puis on ne sait jamais, si l’avion vient à s’écraser sur une île déserte j’aurai des somnifères et du Lexomyl pour passer l’année (juste avant que les méchants de l’île d’en face ne fassent irruption dans notre microcosme).

Faire du shopping pour acheter des fringues chaudes (« et oui c’est le Noorrrrrrrd », comme dirait Galabru…) et revenir avec la collection printemps-été, juste parce que finalement je ne pars que 10 jours, je peux bien me geler pour si peu de temps…

Envisager une demi seconde partir sans portable, sans PC, sans Blackberry, sans i-pod, et renoncer tout aussi vite.

Dévaliser la Fnac, emmener 10 kg de livres (comme ça on va vite arriver aux 24kg fatidiques) et être sure de n’en ouvrir aucun. Les vacances c’est lire, aussi, soit, parfois, mais la littérature psycho dramatique de Gala, Vogue, Elle ou Cosmo…

Promettre à ceux que je aime, que j’appellerai tous les jours, écrirai toutes les semaines et reconnaitre en rougissant que les cartes postales seront postées à l’aéroport de Paris à mon retour….

Je suis prête. Enfin presque. Oui, Non, je ne sais déjà plus…
Tour de contrôle, dernier check in : « ticket, money, passport ? »

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